Une nouvelle année commence au Pensionnat de Ste-Gabrielle. Nouveaux élèves, nouveaux professeurs... nouveaux conflits.
 
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 Un nouveau commencement

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Isabelle Hayden

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● ÂGE : 26 ans
● ANNÉES D'ANCIENNETÉ : --
● ÉTUDES : --
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MessageSujet: Un nouveau commencement   Mer 15 Sep - 20:35

L’automne arrivait à grand pas, ce qui faisait grandement plaisir à Isabelle, car c’était sa saison préférée. Elle s’était dite, en regardant les paysages teintés d’un peu d’orange et de rouge, que c’était un peu enfantin d’avoir une « saison préférée », mais bon! Il y avait tant de raisons pourquoi elle aimait tant l’automne. Les couleurs, le temps un peu frisquet, la cueillette de pommes, c’était aussi le temps des citrouilles et ses délicieux potages qu’on cuisinait…Bref, tous ces choses et plus l’enchanta. Par contre, elle aimait profiter du changement de couleurs des arbres pour se transformer et se promener avec toute sécurité, camouflé parmi les feuillages.
L’arrêt de l’autobus de la ville la retira des ses rêveries. Elle retourna sa tête dans toutes les directions pour savoir où elle était. Quand elle a réalisé que c’était bel et bien son arrêt, elle prit rapidement sa valise et débarqua, en essayant d’encombrer personne - outre qu’elle- de cette grosse valise.

Isabelle regarda l’autobus partir pour ensuite attirée son attention vers le pensionnat St-Gabrielle qui était, à plus ou moins, cent mètres d’elle.

-Bon, m’y voilà…de retour

La jeune femme avait préalablement fait ses études en Soins Infirmiers au pensionnat. Elle se doutait bien que tout pouvait changer depuis son départ; professeurs, élèves, membres du personnels…Toutefois, elle avait ce même impression de « c’est chez moi » qu’autrefois. Enfin, ce n’était pas difficile de se sentir chez vous lorsque les seuls choses que tu aies fréquenté chez toi étaient la richesse et la solitude. La première fois qu’elle eut un sentiment d’appartenance vers quelque chose ou quelqu’un c’était lors de ses cinq ans d’aide humanitaire…et lui…Rash…non! Il ne fallait pas pensé à ça. Elle ne pouvait pas penser à ça. Elle secoua sa tête pour ce changé les esprits et regarda le pensionnat au loin avec une lueur de défi dans ses yeux. D’un pas décidé, accompagné d’une touche de nostalgie, elle s’avança vers les hauts murs gris du pensionnat.

***

Isabelle rentra à la réception et salua la madame au comptoir qui répondit avec une sorte grognement ambigüe. Elle passa quelques minutes à fixer cette vieille femme en pensant qu’elle s’occuperait d’elle, mais décidément; son horoscope dans le journal du pensionnat l’intéressait davantage…D’un ton aimable, elle demanda :

-Hum…je m’excuse? Le directeur m’a engagé…je suis la nouvelle infirmière du pensionnat...Je m’appelle Isabelle Hayden…si vous pouviez m’indiquer où serait ma chambre, ce serait très apprécié.

Aucun signe d’intérêt n’émanait de cette vieille chèvre face à Isabelle. La nouvelle employée était franchement énervée par son attitude, mais elle ne fit paraître rien.

Pfff…quelle vieille chipie…vieille peau…vieille chèvre…Bon. Oublions là. J’aurais quand même aimé savoir où est ma chambre. J’aurais pu me changer…je ne pense pas que je vais faire une bonne première impression…c’est vrai que je n’ai jamais vu le directeur…je lui ai simplement envoyé une lettre pour être embauché et il m’a accepté…

Isabelle observa sa réflexion dans la vitrine d’une fenêtre. Qu'est ce qui l’avait poussé pour avoir opter pour un pantalon en lin ample, d’un style exotique, une camisole brodée au bas qui lui arrivait à la hanche. Le tout étant accompagné d’un grand foulard coloré rouge et des bracelets peinturés en bois.

En voyant l'habit sombre et simple de la secrétaire, elle se sentit soudainement un peu embarrassée par son apparence. Certes, l'agencement des vêtements et des bijoux s'harmonisait parfaitement avec chaque items et la beauté d'Isabelle, mais elle était, peut-être, un peu trop flamboyante pour les murs beiges et grises du pensionnat. C'était tout à fait son style de porter des vêtements comme ça, mais était-ce le style de Saint-Gabrielle? Probablement non... Elle se dit à voix basse:

-Peut-être j’aurais pas dû…quelle sorte de première impression je vais faire?
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Sigmund von Finckenstein

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MessageSujet: Re: Un nouveau commencement   Mer 15 Sep - 21:40

    6h30

    Le bip bip incessant du réveil résonnait dans toute la chambre aux lumières toutes allumées. Une porte grande ouverte donnait sur une salle de bains au carrelage d'un blanc immaculé. À l'intérieur, droit, debout devant son miroir, Sigmund ajustait le col de sa chemise blanche, avant de passer une chemise pourpre sur ses épaules. Pas une poussière, pas une tache n'en enlevait cette élégance qu'elle lui apportait.
    Élégance. Peut-être un bien grand mot, certes, mais après tout, c'était la stricte vérité. Après avoir ajusté les plis de son pantalon assorti au costume, il sortit de la pièce, en prenant soin d'en éteindre toute lumière. Après tout, il était plus que tous responsable des dépenses de ce pensionnat. S'asseyant sur le rebord du lit double, bien trop grand pour cet homme seul la majeure partie de l'année, il posa nonchalamment sa main sur le radio réveil de manière à stopper son cri incessant. Il ouvrit la petite boîte couverte de velours rouge qui se trouvait à côté, et en sortit un anneau doré, signe qu'en fin de compte, il n'était pas si seul que cela. Une fois l'alliance mise, il ne lui restait plus qu'à se rendre à la cafétéria.

    7h00

    Un café, trois tartines, et le tour était joué. La journée ne commençait qu'à huit heures, mais la paperasse n'attend pas. La secrétaire ayant pris un jour de congé, Sigmund se voyait dans l'obligation d'endosser une double profession pour la journée, et ça promettait de ne pas être de tout repos. À peine arrivé, il s'empara des posts-it que lui avait laissé sa charmante secrétaire. Chaque tâche à accomplir y était indiquée, et des annotations complètes y étaient jointes. Elle ne le connaissait que trop bien, après ces dernières années de collaboration.

    8h00

    Le jour s'était totalement levé, apportant une douce lueur orangée qui traversait tout le bureau. Saison chaleureuse annonçant une longue période de froid.
    Papiers triés, piles faites, mises à jour effectuées. Une bonne partie du travail réservé au secrétariat avait été effectué, ne restait plus qu'à ranger quelques documents quelconques, ainsi que quelques dossiers divers et variés. C'est en soulevant l'un de ces multiples bouts de papier que Sigmund le trouva : un post-it vert plutôt que jaune trônait là, arborant des écritures voyantes, inscrites au marqueur rouge.

    "Arrivée nouvelle infirmière : 8h00. Faites-lui bon accueil !"

    L'infirmière... Il l'avait complètement oubliée. Souriant devant la prévoyance de sa secrétaire, Sigmund reposa le post-it sur le bureau, et s'installa confortablement dans son fauteuil. Il avait resorti le CV de la nouvelle arrivante, qui avait suffi à l'employer. Le manque de temps dont il disposait avait aussi eu sa part de responsabilité, mais en règle générale, elle correspondait parfaitement aux critères espérés. Restait encore le premier contact à voir, et il se caractérisa par trois coups portés à la porte du bureau. Ponctuelle, elle marquait un point.

    "Entrez !"

    La porte s'ouvrit timidement, et laissa passer une tête finalement familière. La femme de ménage qui venait chercher un chiffon qu'elle avait malencontreusement oublié sur une étagère. Tant pis, attendons encore un peu...

    8h30

    Mauvais point. Un retard pareil n'était pas discutable, et quelques mots devraient s'échanger, si tant était que la demoiselle n'ait le courage de pointer son nez après tant de temps passé. Enfin, ne baissons pas le bras, et allons reprendre des forces. Comme tout membre de la clique de l'enseignement, la direction pour laquelle Sigmund opta fut la machine à café du personnel. Sortant du bureau, il se dirigea vers l'accueil d'un pas légèrement énervé. Là, la vieille femme, qui avait dû s'installer sur son fauteuil à l'ouverture du pensionnat et n'en avoir jamais bougé, pianotait sur un ordinateur d'un autre âge, tandis qu'une jeune femme semblait espérer une quelconque attention de sa part. Affichant son sourire le plus aimable qu'il puisse offrir, Sigmund s'adressa à elle, posant une main amicale sur son épaule.

    "Puis-je vous aider, mademoiselle ?"


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Isabelle Hayden

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MessageSujet: Re: Un nouveau commencement   Mer 15 Sep - 22:35

Quelques instants plus tard, une dame qu'elle ignorait l'existence lui souri et lui indiqua gentiment le bureau du directeur. Celle-ci, c'était arrêté, un peu perturbée par les vêtements flamboyants de cette dernière. Toutefois, cette dame ne laissa rien paraître ou presque.

Bon...ça commence bien...

Lorsqu’Isabelle sentit une main sur son épaule et entendit la voix qui pouvait très bien être son directeur – ce qui fut le cas-, car elle attendit le vieille secrétaire murmuré : «monsieur le directeur». Elle aurait juré que son cœur allait sortir de sa poitrine comment elle était nerveuse. Toutefois, elle se retourna courageusement vers l’homme, rougissante et un peu nerveuse. Isabelle s'efforça d'offrir un de ses plus beaux sourires au directeur qui était, vraiment pas comment elle l'avait imaginé.

Tout d'abord, il n'était ni vieux, ni chauve, ni laid, ni gros. Il ne portait pas un habit carotté vert et brun et n’avait pas un cigare collé dans sa bouche. Il était plutôt jeune, beau et bien habillé. Le ton de sa voix n’était pas désagréable, mais doux aux oreilles de la jeune infirmière, voire rassurant. Elle dit d’une voix douce et un peu incertain.

-Euh…bonjour monsieur! Je m’excuse, mais euh…

Isabelle essaya de s’expliquer, mais pouvait-elle dire que la secrétaire était vieille, méchante et n’avait pas dis un mot à Isabelle? Isabelle que le regard passa du plancher à l’homme s’arrêta finalement sur le directeur. Elle se détacha de l’homme et dit d’une voix douce, mais ferme. Tout en soutenant le regard de celui-ci.

-Bonjour monsieur le directeur. Je m’appelle Isabelle Hayden et je suis la nouvelle infirmière que vous avez engagée. On ne sait jamais rencontrer auparavant, mais je suis très heureuse de vous rencontrez enfin.

Vieille chipie…je parie qu’elle a fait exprès…

Le cœur d’Isabelle battait toujours de plus en plus fort et ses joues avaient gardé leur couleur rosé. Néanmoins, elle ne fit rien paraître -ou presque-, et garda une expression sereine. Ses yeux étaient animées d’un mélange d’émotions, mais ce qui ressortaient était la détermination mélangé à une lueur chaleureuse.
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Sigmund von Finckenstein

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MessageSujet: Re: Un nouveau commencement   Jeu 16 Sep - 9:16

    Une sorte de malaise se fit ressentir lorsque la jeune femme se retourna vers Sigmund. Ce dernier retira sa main de son épaule, et lui lança un petit regard interrogateur. La demoiselle était bien matinale pour une élève, et son visage n'était d'aucune familiarité aux yeux du directeur. Une nouvelle venue sans doute, qui de peur de rater sa première journée, serait venue aux aurores. Mais à ce point... Rares étaient les étudiants aussi enthousiastes.

    - Euh… Bonjour monsieur ! Je m’excuse, mais euh…

    Oui, de toute évidence, ce n'était pas une habituée des lieux, ne serait-ce qu'à entendre le ton qu'elle avait en prenant la parole. Un soupçon d'hésitation se faisait sentir, ce qui n'avait rien d'étonnant. Nombre de personnes s'étaient méprises à propos du poste qu'occupait Sigmund. En effet, un directeur de cet âge là, ça avait tendance à surprendre, d'autant plus que le jeune homme n'avait pas un physique qui laissait trop voir les marques du temps.

    - Mais ?, dit-il dans un sourire courtois. Non pas qu'il aimait à rendre les personnes mal à l'aise, mais cette situation l'amusait un tantinet. Et quand on y pense, après plus d'une heure non stop à plancher sur des papiers ennuyeux à mourir, on s'amuse d'un rien, vous en conviendrez.

    - Bonjour monsieur le directeur. Je m’appelle Isabelle Hayden, et je suis la nouvelle infirmière que vous avez engagée. On ne s'est jamais rencontrés auparavant, mais je suis très heureuse de vous rencontrer enfin.

    C'était donc cette infirmière qu'il avait presque fini par oublier. Sigmund toussa une ou deux fois, et haussa les épaules. Soit, elle s'était perdue. Et il fallait avouer qu'avec une femme d'accueil aussi peu accueillante, justement, ça restait compréhensible. Mais que voulez vous, elle approchait à grand pas de la retraite, et ne servait plus à grand chose, alors autant lui faire plaisir en la laissant encore occuper une chaise pendant quelques temps.

    - Ah ! Je désespérais de vous voir un jour ! Avez-vous fait bon voyage ?

    Après tout, pourquoi lui en vouloir ? Tout comme Sigmund cinq ans plus tôt, la jeune femme entamait une nouvelle vie, et le directeur ne savait que trop bien quelle perte de repères s'emparait de vous une fois dans cet immense pensionnat.

    - Mademoiselle Hayden donc, enchanté. Je suis Sigmund von Finckenstein, le directeur de cet établissement, je vous attendais.

    Lui serrant la main comme le veulent les bonnes mœurs, Sigmund jugea d'un œil expert les bagages de la nouvelle arrivante.

    - Mais, je vois que vous êtes chargée. Voulez-vous que nous posions tout ça dans mon bureau le temps d'un bref entretien ? Je vous amènerai ensuite à votre appartement de fonction pour que vous puissiez vous en débarrasser.
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Isabelle Hayden

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MessageSujet: Re: Un nouveau commencement   Jeu 16 Sep - 16:28

Les infirmières développent leur sens de l'observation dès le début de leur études en Soins Infirmiers. Dans ce cas, Isabelle a perçu instantanément le malaise du directeur, mais pas la cause. Elle continua à l'observer -horrible manie qu'elle avait- essayant de déceler des informations de lui.

Alors, son expression décèle un peu d'humour, il se moque de moi ou il me trouve mignonne...hmm..allons pour le «il se moque de moi», puisque l'autre option est très peu probable vut de son anneau...

L'anneau...un anneau de marriage? De fiançailles? Une multitude de lien commecèrent à se former dans la pensée de la jeune fille. Cet anneau la moquait, cet anneau entourant le doigt long de son directeur. Son directeur pouvait bien entouré de ses bras une jeune femme, sûrement une très belle jeune femme...Cet anneau symbolise l'amour éternelle entre deux âmes...De l'amour? Isabelle défila des scènes dans sa tête qui ne duraient qu'une seconde chacune. Son coer battait plus fort.

Un anneau...de l'amour...deux êtres...moi et...non ne pense pas à lui. Il est mort. Cela ne sert à rien de penser à des morts...cela n'amène que de la souffrance.

Tant d'émotions bourdonnaient dans son coeur! Tant d'émotions envahissaient son corps, malgré l'expression paisible et seriene qu'elle affichait. Isabelle cachait parfaitement ses émotions. Elle y était tout de même habitué et elle détestait lorsqu'une personne démontrait une curiosité face à elle. Sa vie était secrète et elle y retrouvait un grand comfort de garder sa vie, son passé, un mystère. Pour une femme de son âge, elle avait vécu beaucoup de choses. Son expérience, pas seulement en tant qu'infirmière, émanait d'elle.

- Oui, merci le voyage a été très bien. J'avais hâte de commencer à travailler dans ce milieu.

Comment le voyage aurait pu être «bien»? Et que feriez-vous si je vous disais la vérité? Que feriez-vous si je m'effrondrais en larmes dans vos bras? Vous posez des questions dont vous supposé les réponses. Hors, il ne faut rien prendre pour aquis. Je pourrais vous en vouloir, mais vous ne me connaissez pas, alors ce serait idiot. Je pourrais vous trouvez désagréable, ce qui est impossible, car votre manière d'être, vos paroles, votre regard, la force de votre présence m'appaise. C'est idiot de penser à tant de choses comme ça...on se connait depuis deux minutes après tout.

Lorsqu'il lui sera la main fermement, mais pas trop, elle le regarda droit dans les yeux avec son visage habituel de douceur. Ses lèvres rosés s'étirent sur sa figure en un sourire des plus chaleureux. Heureusement, la couleur de ses joues reprirent tranquillement une teinte normale.

-Je vous remercie pour votre acceuil...

...Pas comme cette vieille chèvre...

- Et je serais ravie de discuter avec vous dans votre bureau! J'ai tant de questions à poser! Ah! Et ce ne serait pas de refus pour m'aider à retrouver mon appartement!

Isabelle avait dit tout cela dans un ton de voix enjouée. Elle détacha doucement sa main du directeur. Contrairement à ce que l'on pu croire, ce n'était pas un sourire faux. Isabelle ne souriait jamais faussement. Elle était véritablement heureuse d'être au pensionnat et avait très hâte de commencer à travailler, malgré les pensées tristres qui submergent de tant à autre.

-Alors, je vous suis.
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Sigmund von Finckenstein

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MessageSujet: Re: Un nouveau commencement   Ven 17 Sep - 9:46

    - Oui, merci le voyage a été très bien. J'avais hâte de commencer à travailler dans ce milieu.

    Sigmund se contenta alors de hocher légèrement la tête. Après tout, ça n'avait été qu'une question rhétorique, il n'était pas assez impudent pour poser cette question sincèrement. Après tout, ce n'était que la première fois qu'ils se voyaient. En tous les cas, elle parlait d'une manière fort aimable, qui lui donnait déjà un bon point aux yeux du directeur. Autant avoir une infirmière agréable après tout, puisqu'en général, se faire soigner n'est pas une partie de plaisir.

    - Bien, très bien. Votre enthousiasme fait plaisir à entendre.

    Ce n'était pas le genre de conversation où l'on pouvait se permettre de rire aux éclats à propos d'une blague vaseuse, aussi le dialogue était-il assez restreint, se limitant à quelques amabilités doublées de questions prenant soin de ne pas atteindre de degré trop privé. Chiante oui, c'était le mot qu'auraient employé les plus jeunes de ce pensionnat. Mais cependant indispensable, si l'on voulait apporter un climat de confiance, indispensable dans une équipe pédagogique.
    Mademoiselle Hayden le remercia de son accueil lors de leur première poignée de mains, ce à quoi Sigmund répondit par un - Ce n'est rien. Oh non, vraiment, ce n'était rien. C'était même plutôt à lui de la remercier d'avoir pris ce poste en abandonnant maintes choses derrière. Mais mieux ne valait pas s'avancer. En effet, il ne connaissait d'elle qu'un CV, document aisément falsifiable, et peu révélateur de la personne qu'il set censé représenté. Ne serait-ce que la photo d'identité que l'on y joint toujours. Comment avoir l'air jovial et agréable face à un photomaton à la voix trafiquée qui vous demande d'avoir l'air le plus neutre possible ?
    Enfin, trêve de bavardages, et passons aux choses sérieuses. S'emparant galamment des valises encombrantes de la demoiselle, Sigmund l'invita à la suivre dans son bureau, lui indiquant au passage où se trouvait la fameuse machine à café, et la salle de repos. Une fois à destination, il déposa les valises contre l'une des chaises qui faisaient face à un grand bureau d'ébène, et invita la jeune femme à s'y asseoir, avant de contourner ce même bureau, et de s'installer dans son fauteuil attitré. Ça a toujours eu du bon d'être le patron.

    - Bien ! Sigmund ouvrit un tiroir rempli de dossiers et en sortit celui qui trônait en dessus de pile qu'il posa devant lui. J'ai ici votre CV. Fort intéressant, il est vrai, mais pourriez-vous me dire vous-même quel a été votre parcours, et quelles ont été vos motivations s'il-vous plaît ?

    Car une simple feuille de papier ne pourrait jamais remplacer les réactions humaines, Sigmund aimait à faire répéter les nouveaux venus, ne serait-ce que pour vérifier si'ils étaient cohérents avec leurs écrits. Et Mademoiselle Hayden n'échapperait pas à la règle, bien entendu.
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Isabelle Hayden

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MessageSujet: Re: Un nouveau commencement   Sam 18 Sep - 10:43

Isabelle fut ravie de la galanterie de son directeur et le suivi jusqu’au bureau de ce dernier après avoir discrètement fusillé du regard la secrétaire. Elle prit place sur un petit banc noir en face du bureau du directeur et observa rapidement la pièce autour. Tout était à la fois simple et élégant. Les murs et le plancher étaient blanches qui offraient l’illusion que la pièce était plus grande qu’elle ne l’était réellement. Les meubles étaient noirs, mais étaient très à la mode. Ce qu’il fallait regarder de cette pièce étaient la décoration autour qui offraient la pièce une chance d’être un minimum intéressant.

-J'ai ici votre CV. Fort intéressant, il est vrai, mais pourriez-vous me dire vous-même quel a été votre parcours, et quelles ont été vos motivations s'il-vous plaît ?

Donc, il faut que je te parle de mes motivations…je vais être sincère, mais je ne te parlerai pas de mon dernier voyage…De toute façon, vous ne seriez même pas intéressé…et vous voulez cela bref, non?

-Et bien, pour commencer, je vais vous mettre en contexte. Tout d’abord, mes parents sont les directeurs de deux compagnies très populaires qui font énormément d’argent. Naturellement, ils sont très riches et très occupés, donc ils n’ont pas le temps d’avoir un autre enfant. Je suis l’héritière première de ses compagnies, puisque je n’ai pas de sœur ni de frère, mais je ne voulais pas le devenir, à leur grande déception. Pourquoi je voulais devenir infirmière? Tout simplement parce que je voulais être utile. Regarder des dossiers et des montagnes de chiffres m’ennuie et ne vont pas aider personne à avoir une meilleure vie. Alors, j’ai été admis dans ma technique dès un très jeune et j’ai complété tous mes trois ans. Je voulais continuer mes études au-delà de ses trois années, mais une organisation d’aide humanitaire a entendu parler de moi et m’a recruté. Alors, j’ai saisi immédiatement cette chance et je suis allée dans des pays défavorisés du Sud-Ouest.

Isabelle garda son ton de voix habituelle; douce et chaleureuse, mais lorsqu’elle parle de ses motivations, elle rentre dans sa vie personnelle et devint toute suite enflammée. Ses valeurs, ses motivations, ses pensées, elle y tenait. Et en parlé, ravivait une flamme cachée. Son débit allait un peu plus vite que précédemment, tandis que la détermination brûlait dans son regard, tantôt doux.

-Mes motivations? Je suis infirmière, non parce que je croyais ou voulais sauver le monde. Je suis infirmière parce que je voulais aider les gens à se sentir mieux, je voulais être utile, faire une différence. Les docteurs, eux, opèrent un patient et on ne les revoit plus. Les infirmiers suivent le patient, apprennent à le connaître et guérissent quelque chose d’aussi important que le corps; leur âme. Si un patient a une maladie très grave et se sent déprimé, il pourrait ne pas survivre à l’opération. Mais si on s’occupe d’un patient, qu’on accorde du temps à se dernier, l’opération risque de mieux se passer, car il se sentira alors apaisé, confiant, mais surtout heureux. Si je suis capable de faire sourire un patient, juste un sourire, ce sourire peut faire toute une différence autant pour lui que sa famille. Elle fit une pause avant de continuer, plus calme. Finalement, j’ai le désir d’aider les gens.

Isabelle rougit un peu, car elle se sentait embarrasser de s’être emportée dans ses paroles. Elle avait un petit sourire gênée qui accompagnait parfaitement bien la couleur rosée de ses joues.

-Pardon monsieur de m’être emportée de la sorte… mais vous vouliez savoir mes motivations, non?
Isabelle eut un petit rire et malgré son sourire et son expression sereine…

Non mais quelle idiote! Quelle idiote que je suis! Arg…je n’aurais pas du, mais je n’avais pas le choix…et en plus j’ai eu la brillante idée de mettre un peu d’humour!!! Au non, au non, mais que va-t-il penser de moi?
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