Une nouvelle année commence au Pensionnat de Ste-Gabrielle. Nouveaux élèves, nouveaux professeurs... nouveaux conflits.
 
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 Un tarte pour monsieur. [Olivier]

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Samika Chozuki

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Date d'inscription : 02/09/2010

● ÂGE : 20 ans
● ANNÉES D'ANCIENNETÉ : Deux ans.
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● RÉPUTATION : Euh... destestée de la majorité. Lorsqu'elle envahit les cuisines de la caféteria, par contre, tout le monde devient soudainement son ami. Étrange...
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MessageSujet: Un tarte pour monsieur. [Olivier]   Jeu 16 Sep - 23:27

    Une tarte. C’est une foutue tarte qu’il lui avait demandé, c’était bien ça? Oui, il voulait une tarte au bleuet, et Samika en était purgée. Non pas parce que c’était une tarte, ou parce que c’était des bleuets, mais bien parce que c’était Olivier. Olivier Major, rédacteur-en-chef du journal étudiant du Pensionnat Sainte-Gabrielle. Comment osait-il lui faire une commande de dessert après avoir refusé de lui accorder une rubrique cuisine dans le journal? Ça, elle ne lui pardonnerait pas. Mais juste pour lui montrer qu’il avait tort, juste pour qu’il voit ;a quelle pâtissière de talent il avait affaire, sa tarte serait parfaitement parfaite.

    Pour une seconde fois cette année-là, elle emprunta le tablier bleu et se mit à l’œuvre. Les bleuets commandés et arrivés, la pate à tarte déjà présente dans le réfrigérateur, et tout le reste était sur le comptoir. Elle ne laissa bien sûr pas la pâte comme ça, toute nue, sans goût sauf celui même de la pâte. Coconut, amandes, sucre en poudre et canneberges s’ajouteraient au goût alors qu’elle décorerait le dessus de cette tarte avec des bleuets de différentes tailles, tous plus délicieux les uns que les autres. Elle avait prit du temps pour aller les cueillir elle-même. La tarte serait effectivement sublime. Après l’avoir préparée et s’être assurée de sa température parfaite, elle se rendit dans le couloir des associations étudiantes.

    Certains locaux étaient fermés, mais celui réservé au journal était tout de lumière. Avant d’entrer, Samika se demanda quelle attitude adopter. Arrogance, sarcasme, méchanceté, sympathie? Toute personne normale aurait probablement choisi la sympathie, mais elle, elle avait de la difficulté à imiter quelque chose qu’elle ne connaissait pas. Et puis merde, allons-y au naturel. Elle tourna le coin silencieusement et vit Olivier, assis sur sa chaise et lui faisant dos, en train d’écrire. Évidemment qu’il écrivait. Elle s’approcha de lui et déposa la belle pâtisserie à sa droite.

    -Ta tarte aux bleuets.

    Il avait de beaux cheveux, mais tout le monde a toujours quelque chose de beau. Espérons qu’il n’entrainerait pas une discussion qui la forcerait à se fâcher. Elle était peut-être très peu sympathique, elle n’aimait tout de même pas se fâcher. Pou cette fois, elle essaierait de se contrôler.
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Olivier Major

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MessageSujet: Re: Un tarte pour monsieur. [Olivier]   Ven 24 Sep - 20:54

Olivier écrivait.

Comme d'habitude.

Normal, lorsqu'on est le chef du journal étudiant, quand on y pense.

Présentement en train de rédiger un éditorial à propos de la popularité des romans savons et de la similitude plus qu'étrange entre chacun d'entre eux. Juste avant les vacances d'été, il était allé à la bibliothèque pour se trouver un roman ou une pièce de théâtre intéressante. Il s'était retrouvé, par mégarde, dans le rayon des romans à l'eau de rose. Des centaines et des centaines de romans racontant des histoires pleurnichardes, sans goût et insipides. Il avait fait passer un sondage dans l'école pour demander qui pouvait bien lire ces horreurs; la réponse avait été phénoménale. Par curiosité, il en avait lui-même lu quelques exemplaires, ce qui avait été un véritable tour de force: l'incroyable bêtise des personnages figurant dans ces livres l'avait découragé. Pour en comprendre l'intérêt, il avait donc interrogé de fervents lecteurs d'amourettes clichées et avait discuté avec eux de leurs choix de lecture. Il avait ensuite décidé d'en parler dans le journal.

En fait, l'article sur les romans savons n'était qu'une petite partie des articles qu'il avait écrits, et n'était pas le plus important de l'édition hebdomadaire du journal. C'était le genre d'article qu'Olivier gardait habituellement en réserve pour les jours où l'inspiration journalistique ne venait ni à lui, ni aux autres membres du journal étudiant. Comme cette semaine il faisait face à un creux, il avait décidé d'en finir avec cette histoire et d'ainsi remplir quelques pages.

Un scandale étudiant, quelques chroniques, un concours de photographie, des annonces étudiantes, deux éditoriaux, une section pour les commentaires des lecteurs et une dizaine de petits articles spécialisés compléteraient le journal en construction lors de sa sortie. À la fin, une bande-dessinée faite par un élève en art qui aidait gracieusement le journal en lui fournissant des dessins ajouterait de l'animation. Cette édition était petite, mais le travail pour la construire était plus grand qu'il n'y paraissait: Olivier s'étonnait toujours de la quantité de gens y contribuant.

Il était plutôt fier de son idée de faire un concours photographique pour essayer de se trouver un photographe pour le journal. Bientôt, il devrait faire la même chose avec un graphiste. L'élève aidant à la mise en page du journal était parti à la fin de l'année dernière et aurait besoin d'un remplaçant. Cependant, deux concours si rapprochés serait un mauvais coup: Olivier devait attendre quelques semaines (peut-être une demande de création de thème pour l'Halloween?).

Un étudiant entra en rafale dans le local du journal étudiant. Olivier leva les yeux de son travail, interrogateur. Il s'agissait de David, un chroniqueur travaillant depuis peu avec le journal et se spécialisant en musique.

- Qu'est-ce que je peux pour toi, Dav?

Le jeune homme, entré dans un élan, l'air alarmé, prit soudain un air mal à l'aise. C'était un gentil garçon, si un peu lent: les gens avaient tendance à le sous-estimer en raison de sa petite taille, de sa rondeur et de sa manie de se tordre les mains nerveusement, mais Olivier l'aimait bien. On ne pouvait deviner, à partir de son extérieur, de sa personnalité ouverte et de son amour délirant pour la musique et, particulièrement, pour le hard rock.

- Eh bien, Olivier...

- Oli.

David haussa les épaules avec fatalisme. Il était des gens qui ont de la difficulté à appeler les gens familièrement, et Olivier tentait depuis un certain temps de se rapprocher de lui. L'une de ses tentatives était d'essayer de réussir à lui faire avaler son surnom. Il avait malheureusement manqué de chance et n'avait pas réussi à l'y habituer, l'année dernière.

- Oui, euh, Oli... En fait, je sais que c'est stupide -

- Mais non. Vide ton sac.

Échange de regard, confiant contre timide. David frotta ses mains l'une contre l'autre.

- J'ai entendu de la part de Mélanie que tu avais demandé à Samika de faire le dessert pour célébrer la fête de Lawrence, alors je me demandais si c'était réellement une bonne idée...

Olivier lui lança un regard vide, puis haussa un sourcil interrogateur.

- Quoi? Mais c'est la meilleure cuisinière de l'école. Je veux dire, j'ai goûté de ses pâtisseries quand Nfaala en a acheté, et je ne peux rien y reprocher. C'était tellement bon...

Le chef du journal étudiant regarda au loin, contemplant le souvenir de ces délicieuses petites tartelettes au sucre dont il s'était régalé.

- Euh... Bien... Samika a un sale caractère.

- Mais elle cuisine bien!

- Ben... Je pense qu'elle ne t'aime pas. Pas vraiment. Genre. Pas du tout.

Olivier lança un nouveau regard vide à David, qui soupira.

- Je l'ai entendu pester contre toi alors que je passais aux cuisines, tu sais; je la connais de réputation, aussi... Quand elle n'aime pas quelqu'un, elle fait de sa vie un enfer. Tu ne devrais pas lui commander de gâteaux.

- De qui est-ce que tu as entendu ça?

- Quoi?

- Qu'elle fait de la vie des gens qu'elle n'aime pas un enfer.

- Ben, c'est Régal qui avait entendu l'histoire de Naomie, qui connaît Zoé dont l'ami a fait une dépression à cause d'elle et a même arrêté l'école un certain temps, à ce qu'on dit, et comme Régal est l'ami de mon ami Josh...

Olivier fixa David quelques secondes, un sourcil sceptique levé.

- O - kay... Je pense que je vais survivre, Dav. Sérieux. Merci pour l'avertissement.

Olivier se retint de rire à l'expression soulagée du jeune homme.

- Pas de problème! Bon, je dois y aller, j'ai un cours qui commence dans cinq minutes. Je t'envoie mon article ce soir, d'accord?

- D'accord, Dav. À plus tard.

O...kay. Alors la pâtissière la plus talentueuse de l'école me déteste. Quelle chance. Olivier ne croyait pas vraiment à ce que David était venu lui dire, mais il savait pertinemment que dans chaque rumeur, il y a un grain de vérité. Il soupira et se repencha sur son travail.

Près d'une demi-heure passa sans encombre. Absorbé dans son écriture, Olivier n'entendit pas Samika entrer dans le local et ce fut le bruit de la tarte déposée sur sa table de travail qui le fit sursauter, suivie d'une voix féminine aux intonnations irritées.

Le jeune homme se retourna d'un coup sec, dans un réflexe, ses cheveux blonds lui fouettant le visage au passage. Il se rappella avec agacement qu'il avait oublié de s'apporter un élastique à l'école. Dans son geste, il releva la tête et croisa le regard bleu froid de la pâtissière.

Les deux se dévisagèrent durant une seconde trop longtemps pour être poli, puis Olivier lui offrit un sourire repentant.

- Ah, je m'excuse... Tu m'as fait peur. J'étais dans mon monde.

Olivier rit et lui sourit de nouveau.

- Tu dois être Samika? Merci beaucoup de t'être déplacée pour la tarte. C'est très apprécié.

Le chef du journal passa la main dans ses cheveux, quelque peu gêné, ce qui ne lui arrivait pas souvent. Il se demanda si c'était en raison de l'intensité du regard que Samika portait sur lui. Lui avait-il fait quelque chose? Il commençait à se le demander sérieusement.

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Samika Chozuki

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MessageSujet: Re: Un tarte pour monsieur. [Olivier]   Lun 27 Sep - 18:16

    Pendant le court instant qu’elle regarda le derrière de la tête d’Olivier, Samika sut qu’elle ne saurait se retenir de lui parler méchamment. Du genre, plus détestable qu’à l’habitude. La majorité du temps, elle ne détestait les gens que parce qu’ils étaient dans son chemin et que parfois elle dépendait d’eux, mais lui c’était autre chose.

    Lorsqu’en se retournant, les cheveux d’Olivier lui fouettèrent le visage, elle ferma les yeux un moment pour contenir sa rage. Elle n’avait jamais vu son visage auparavant, et elle ne trouva rien à lui reprocher lorsqu’elle le vit. Elle était trop concentrée. Sa haine était plus forte que le reste. Elle lui apprendrait, un jour, à l’empêcher d’avancer. Elle préférait ne pas penser au reste. En réalité, si ce n’était pas de ça et de son orientation sexuelle, elle le trouverait peut-être de son goût. Peut-être.

    Nathaniel traînait toujours dans un coin de sa tête, et elle ne se pardonnait pas de s’être permis de ressentir des émotions aussi fortes. Elle se le pardonnerait encore moins si elle se mettait à penser à un autre garçon de la même manière. Surtout Olivier. Elle le détestait tant. Elle n’en revenait toujours pas, de ce qu’il avait fait, ou plutôt pas fait. Elle était rancunière. Elle eut envie de le gifler, lorsqu’il lui sourit. Comment osait-il? Ce qu’elle détestait les gens sympathiques.

    -Oui, je suis Samika. N’oublie pas mon nom, tu le verras sûrement dans la section cuisine d’un magasine réputé, plus tard.

    Il comprendrait ce dont elle parlait, en disant ça. Après tout, c’est pourquoi elle le détestait tant. S’il feignait ne pas comprendre, il avait vraiment du culot. Ça rajouterait l’injure à l’insulte. Elle ne fit aucune remarque sur son remerciement. Elle le percevait plus comme une provocation qu’autre chose. Pourquoi lui avait-elle commandé une tarte? Comme ça, par hasard, pour le plaisir? Il voulait probablement la narguer. Elle serait furieuse, si c’était ce qu’il voulait. Et il ne trouverait pas ça drôle. Peu importe s’il a l’air gentil. On ne peut pas se fier aux apparences.

    Il parut gêné, un instant. Mais pourquoi diable était-il gêné? Tenait-il si fermement à jouer l’innocent, à faire comme si de rien n’était? Franchement, s’il continuait à agir comme il le faisait à ce moment, elle lui écraserait sur la figure, sa tarte.

    -Je te dérange? Je peux rapporter la tarte plus tard, si tu es occupé.

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Olivier Major

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MessageSujet: Re: Un tarte pour monsieur. [Olivier]   Lun 27 Sep - 20:34

Olivier fixa Samika après sa remarque cinglante, l'air légèrement ébahi. Il cligna des yeux, se demandant pourquoi elle lui parlait de façon si rancunière.

O...kay.

- Euh... Oui, ce serait bien si tu réussissais à faire ton chemin dans le monde de la cuisine, après tout, tu as du talent!

Le regard que lui jeta la cuisinière fit regretter ses mots à Olivier, qui déglutit. Mauvaise tactique. Elle ne voulait pas parler de son futur. D'accord. Message comprit. Mais le jeune homme ne se vexa pas immédiatement de son comportement: après tout, peut-être avait-elle eut une mauvaise journée. Ou une dispute avec un ami. Ou... quelque chose. Il tenta un sourire, mais le ravala rapidement à l'expression de la cuisinière. Il ne savait plus où se mettre.

- Et bien, tu ne me déranges pas, non, pas du tout -

O...kay.

Il n'était pas supposé dire cela non plus? Samika avait l'air sur le point de lui arracher le visage. Olivier déglutit encore.

- Tu... tu n'as pas besoin de faire le chemin deux fois pour la tarte, vraiment - je vais m'en occuper tout de suite. Ce n'est pas un problème. Je ne travaillais pas sur quelque chose de particulièrement urgent.

Quelle ironie. Il n'avait pas voulu croire les propos de David, plus tôt: maintenant, il était plutôt incliné à ne plus jamais douter de sa parole et des rumeurs, même les plus vagues! Olivier se racla la gorge pour essayer de reprendre contenance et redressa le dos, ses mèches dorées lui chatouillant le visage et le cou dans son mouvement. Il essaya une autre tactique, fixant avec plus d'assurance qu'il n'en ressentait la jeune femme de ses yeux verts et affichant un air charmant.

- Est-ce que tu veux t'asseoir une minute? J'ai mangé de tes pâtisseries, un fois, et je les aies trouvées délicieuses Comment arrives-tu à de si bons résultats?

Olivier ne comprenais pas ce qui se passait. En fait, il était complètement perdu. Habituellement, il avait une facilité extraordinaire à se faire aimer des gens, mais Samika radiait d'animosité contre lui. Elle avait définitivement une dent contre sa personne, mais la question était: pourquoi? Détestait-elle les blonds? Olivier ne se rappelait pas avoir écrit d'article offensant à l'égard de la jeune femme. Il ne se rappelait en fait pas jamais avoir écrit quoi que ce soit sur elle - il ne lui avait jamais parlé! Est-ce qu'un rédacteur avait écrit quelque chose de disgracieux à son égard? Non, non, il s'en souviendrait, il lisait tous les textes étant publiés dans le journal... Son prédécesseur, alors? Mais Samika n'était pas à cette école depuis plus longtemps que lui, non?

Peut-être était-elle homophobe.

Ah.

Ça expliquerait bien des choses.

Ce genre de réactions irrationnelles étaient plutôt familières à Olivier, maintenant qu'il y pensait, réprimant un frisson au souvenir de son école secondaire. Enfer sur terre. Il se garda de déterminer ses doutes comme vrais immédiatement, mais l'idée qui venait de germer dans son esprit transforma son sourire hésitant involontairement en grimace.

Il détestait, haïssait l'homophobie, car elle le concernait directement. Son orientation sexuelle était bien connue dans l'école, puisqu'il ne l'avait jamais caché, mais, depuis son arrivée au pensionnat, il ne lui était arrivé que très rarement de se retrouver devant une réaction d'homophobie violente. Il n'y tenait pas beaucoup, non plus.

Le jeune homme regarda son travail inachevé du coin de l'oeil. Honnêtement, il venait de perdre totalement l'envie d'écrire pour le moment. Cela passerait probablement dans les prochaines secondes.

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Samika Chozuki

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MessageSujet: Re: Un tarte pour monsieur. [Olivier]   Sam 2 Oct - 23:05

    Vraiment, tenait-il tant que ça à recevoir une claque? Il avait le don de tourner le couteau dans la plaie, ce journaliste. C’était certes gentil de reconnaître son évident talent pour cuisiner des pâtisseries, mais vraiment, il ne daigna même se sentir pas mal à l’aise en répliquant, histoire de démontrer qu’il ressentait un peu de remords. Non, non, il préférait souligner les talents de Samika. Comme si elle avait besoin qu’on lui rappelle qu’elle était la meilleure! Pas un pâtissier de ce pauvre monde ne lui arrivait à la cheville. Certainement pas!

    Il osait non seulement ne pas se sentir coupable, mais en plus, EN PLUS, il faisait comme si il ne comprenait pas pourquoi elle était bouillante de fureur! Si ça n’avait pas eu pour effet de gâcher ses études et son futur métier, elle lui aurait bien arraché la tête à l’aide d’un bon couteau de cuisine bien aiguisé, à celui là! Vivement qu’elle puisse déguerpir de ce local. Elle éviterait cet homme comme s’il avait la peste, et elle ne le regretterait pas!

    Mais non. Bien sur, il fallait qu’il lui propose de s’asseoir à la place d’attendre qu’elle quitte. Trop social, même dans des moments comme ça. Elle ne pouvait pas simplement l’ignorer et quitter. Ça serait… trop peu aimable, même pour elle. Il y avait une limite à détester les gens. Elle se prit un tabouret dans un coin du local et s’assit en face d’Olivier. Elle prit quelques grandes respirations pour se calmer, avant de parler.

    -J’espère bien que tu les a trouvées délicieuses. Je ne travaille que dans le délicieux.

    Comment faisait-elle? Ça, elle ne le savait vraiment pas. Les pâtisseries, c’était une passion pour elle. Pourquoi? Parce qu’elle avait du talent pour ça. Et son talent provenait de sa passion.

    -Selon moi, il n’y a pas de truc pour bien faire les choses. Soit tu es bon, soit tu ne l’es pas. Aussi simple que ça.

    Pendant qu’elle parlait et qu’elle faisait des efforts pour se montrer aimable et sociable, même si elle ressentait une grande envie de fracasser l’écran de son ordinateur avec la tête d’Olivier, lui semblait perdu dans ses pensées.

    Ça commençait à faire. Pour commencer, il fait tout pour la faire frustrer. Puis, il tente de sympathiser et après il l’ignore! Non mais, qu’il se décide! Peut-être reconsidérait-il de lui donner ce qu’elle voulait? Ça serait bien. Elle aurait un peu plus de facilité à respirer de cette manière. Mais non, il ne le ferait surement pas. Il ne se souvenait pas. Du moins, il voulait lui faire croire ça.

    -Dis-donc, tu m’écoutes? Si ça ne t’intéresse pas de me parler, je me ferai un plaisir de partir.
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